Depuis 2004, je m’informe sur la culture du safran, car ma fille handicapée
veut travailler, et il fallait que je trouve un travail qui correspond à ses
capacités physiques et qui soit dans un environnement naturel
Après bien des recherches, je me suis arrêtée sur le Safran,
culture pérenne qui demande du soin mais peut apporter un revenu convenable
sans bouger de chez soi, si toutefois on a la chance de posséder un
morceau de terrain, ce qui est notre cas.
Nous sommes ma fille et moi passées à l’action en 2006
et nous avons planté 15000 bulbes pour commencer, bulbes que je suis
allée acheter dans le Gâtinais.
Nous en sommes aujourd’hui à prés de 40000 bulbes, mais
cela ne permet pas une ouverture sur le marché car il faut 160000
fleurs, pour obtenir 1kg de safran sec.
En continuant d’étudier le safran, j’ai fait la démarche « ecocert »,
puis avec IRQUA Poitou-Charentes, avons formé une association
des safraniers du Poitou-Charentes. C’est un départ, mais il faut
savoir que les gens sont frileux et qu’il faut amener plus qu’une
association pour leur donner envie de cultiver ce safran... pourtant les yeux
brillent dés que l’on parle du cours du safran, 30000€ le
kg.
Sur le plan mondial, il se produit 400 tonnes de safran ; les pays de production
se répartissent ainsi : l’Iran, l’Espagne et le Maroc sont
les plus gros récoltants.
La France achèterait plus de 100 tonnes actuellement pour ses besoins
culinaires, mais aussi médicaux, cosmétiques et tinctoriaux.
J’ai donc continué à m’instruire sur le safran et
j’ai découvert qu’il existé une norme ISO 3632 depuis
1994 qui partageait le safran en 3 catégories.

Après bien des démarches, j’ai pu converser avec le chercheur
Nicol qui m’a dit avoir participé à ces recherches sur
le safran, mais n’a pas pu me dire dans quelle catégorie était
classé le safran français et particulièrement celui de
la région Poitou-Charentes.
Cette région a été au XVIe siècle la première
exportatrice de safran ; la capitale du safran était La Rochefoucault. Nous
avons retrouvé des écrits sur le discours qu’aurait fait
monsieur Enguilbert de Marnef en 1568 à Poitiers, sur « le
cultivement du safran, des vertus, propriétés et profit d’icelui ».